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Le Denier

Toussaint au-delà du terrestre, la plénitude… Méditation proposée par un membre du Service de pastorale liturgique


haut de chapiteau sculptures

Cette grande fête suscite chaque année une activité humaine intense et remarquable, celle de la mémoire de ceux qui nous ont précédés.

Il n’y a pas de contradiction entre ce jour du premier novembre et le lendemain, consacré au culte des morts.

Durant ces deux jours nous sommes le miroir même de l’homme confronté à l’au-delà : la vie interroge ses limites terrestres et ces limites l’interpellent sur plus grand que lui.
Toutes les religions sont dans cette problématique.

 

Nous lisions ce texte, le dimanche 11 octobre dernier (Marc 10, 17-30) :

« Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui… « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle… Jésus lui dit… : tu connais les commandements… L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements…Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, tu auras un trésor au ciel, puis viens et suis-moi. »

« Va, vends tout ce que tu as, viens et suis-moi ». Nous sommes là au cœur du message : Qu’est-ce qui compte dans notre parcours terrestre ?
La réponse du Christ est claire : lâche prise et rencontre-moi.

Ainsi va la vie des saints

Ils sont des modèles pour les vivants de tous les temps et de toutes les générations futures. Certains nous parlent plus que d’autres, mais ils ont tous la particularité de nous appeler au dépassement de nous-mêmes.

« Après cela, j’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues… Ils se tenaient devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main… (Apocalypse de saint Jean (7, 2-4.9-14)

Cette vision grandiose de l’Apocalypse écrite par Jean nous reconduit au prologue de son Evangile :

 

Zoom sur des sulptures de chapiteau

« Au commencement le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu, Tout fut par lui et sans lui rien ne fut. De tout être il était la vie et la vie était la lumière des hommes… Le verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme… Il était dans le monde… Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Avant l’au-delà, inimaginable à l’entendement de l’homme, il y a le temps de l’intimité avec Dieu, ici-bas, l’appel à la sainteté. Car nous sommes tous appelés à la sainteté ! « Le jeune homme s’en alla tout triste car il avait de grands biens. »

Après tout, quels sont les biens qui valent quelque chose

quand on doit lâcher prise face à la maladie, la solitude, la souffrance, la déchéance, la détresse, l’abandon des autres… quand on est reconduit à l’essentiel ! Dieu est-il là, dans ce prochain là ? Que valent la gloire, la puissance, le pouvoir, la possession… quand la planète entière nous interroge : que fais-tu de l’homme, que fais-tu de toi-même, qu’est-ce qui compte pour toi ? Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne… et se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise. Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu… » (Matthieu 5, 1-12a) Nous avons rendez-vous avec la Parole, avec le Verbe de Dieu.

MB
2009

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