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Le Denier

Où finit la vie ?… Méditation


« Les morts sont des invisibles, non des absents, ils ne sont pas morts et le savoir nous rend un peu plus humains. L’humanité n’est-elle pas faite de plus de défunts que de vivants ? »(revue Prier)
Méditation…

 

Où finit la vie ?

La vie est toujours une course contre la montre… Et cependant, la mort ne gagne pas.

Je sais qu’en disant cela, je peux paraître aveugle au sort des hommes. Est-ce que la mort n’est pas le bout de toute vie ?… Est-ce que ceux qu’on a aimé ne disparaissent pas, laissant en nous ce vide, insupportable et cruel ?…

Je ne le crois pas. Une vie ne disparaît pas parce que la mort la tranche. Elle change de forme, elle se « transforme ».

Il n’y a de victoire de la mort qu’à l’instant où toute vie s’arrête. Ou bien nous maîtrisons notre vie et nous l’ouvrons aux autres, à nos racines, au souvenir des nôtres, dans un dialogue permanent, et nous créons des œuvres, des enfants… et notre mort n’est plus notre disparition, mais une transformation de notre être, et nous restons présents.
Nous avons le devoir de donner à notre vie le plus d’élan, le plus d’énergie, le plus de force possible pour que l’ensemble humain dont nous faisons partie, notre monde, soit enrichi par « notre » œuvre.

Pourquoi prétendre que la vie se clôt avec la mort, qu’à la fin, c’est la mort qui gagne ? Comment imaginer que l’amour d’une mère pour son enfant ne soit pas prolongé au-delà de la mort de la mère ? Ne vive pas dans le cœur de l’enfant devenu homme ? Comment ne pas sentir que cet amour se retrouve dans l’univers, qu’il rejoint les autres sentiments d’amour de l’humanité, pour former avec eux une « grande énergie positive »(1) survivant à la mort ?
Nous devons nous sentir partie de cette éternité de l’amour.

En ces jours où l’Eglise nous invite à la « communion des saints » et où nous osons fêter ce même jour tous les saints et tous nos morts (et il y a plus de monde à l’Eucharistie du 1er Novembre que le lendemain où l’on fait mémoire de tous nos morts), cela ne signifie-t-il pas que nous avons fortement conscience qu’ils sont tous en Communion ? Tous Vivants, donc tous Saints !

C’est pourquoi, je relis avec vous, ce passage de Jean dans l’Apocalypse 7,13-17.

« Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où viennent-ils ? »
Et moi de répondre : « Monseigneur, c’est toi qui le sais. »
Il reprit :
« Ce sont ceux Qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant nuit et jour dans son temple ;
Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif ; jamais plus ils ne seront accablés par le soleil, ni par aucun vent brûlant.
Car l’Agneau qui sera au milieu du trône sera leur Pasteur, et les conduira aux sources des eaux de la Vie.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ! »

D.P.

(1) Teilhard de Chardin

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