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Fête de tous les Saints : Méditation sur l’évangile des Béatitudes


Fete de tous les saints

« Jésus est glorifié dans ses saints – Lui le premier-né d’entre les morts, qui entraîne à sa suite une foule immense de témoins »

En cette fête, la liturgie de la Parole est marquée par les lectures : du livre de l’Apocalypse (Jean 7,2-4.9-14), la première lettre de Jean (3,1-3) et l’évangile des béatitudes (Matthieu 5,1-12).

Ces trois lectures nous mettent dans l’Espérance du peuple immense qui cherche Dieu : Peuple de Saints !

Mais j’aimerais m’arrêter sur l’évangile des Béatitudes, qui résume pleinement les autres textes : nous devons avant tout, entrer dans une relation filiale. C’est pourquoi le discours de Jésus ne débute pas par « il faut », mais par « heureux ! », ce mot qui planera sur tout ce qui suivra.

« Heureux… ! »

Jésus n’impose pas une loi, Jésus propose un bonheur, celui de Dieu, c’est la Bonne Nouvelle : « Heureux celui que se plaît dans la loi du Seigneur… » chantait déjà le Psalmiste (Ps 1,1-2).
Mais ici l’horizon s’élargit plus encore : il y a comme une liberté donnée à Dieu, liberté de nous introduire dans le Royaume de sa Béatitude. Jésus veut saisir ses auditeurs, afin que : heureux, ils reflètent quelque chose de la lumière de son Père et de son Royaume.

Dans ce discours tout semble s’intérioriser, « s’essentialiser ». Jésus non seulement annonce l’accomplissement des temps, mais Il réalise cet accomplissement, en sa personne même : debout sur la Montagne, là où la Torah (loi de Moïse) a été donnée, il s’identifie à la Loi. Il est la Loi. Et la Loi du Christ est essentiellement une adhésion à sa Personne : Jésus, Christ. C’est seulement ainsi qu’elle est porteuse de salut.

Le Christ proclame les Béatitudes, Il annonce l’Evangile, Il inaugure le Royaume.
Suivre la trace des Béatitudes, signifie alors rencontrer quelqu’un et cheminer avec Lui : le Christ Vivant qui nous fait passer « des ténèbres à son admirable lumière ».
Apprendre à façonner son cœur sur le modèle du sien, cœur désarmé et humble qui accepte que, derrière la lenteur et même l’échec, réalités si contraires à l’esprit du monde, se cache la seule loi du Royaume : la miséricorde. La paix qu’elle procure n’est pas celle d’une victoire, elle ne domine pas, elle n’écrase pas, elle se veut le « sel de la terre, » donnant à tout le goût de Dieu. C’est ainsi que se poursuit le texte de Matthieu : « Vous êtes le sel de la terre…Vous êtes la lumière du Monde !… »

Aujourd’hui, la lumière triomphe de la ténèbre, comme au jour de Pâques. En fêtant tous les saints, nous savons que la Vie, en épousant la mort, à mis à mort sa propre mort !

Nous sommes enfants de Dieu, cohéritiers du Christ (Romains 8,16-17), et nous pouvons entendre résonner à nos oreilles ce chant d’espérance : « Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera » (Ephésiens 5,14).

Nous connaissons la grande promesse : « Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec Lui » (Romains 6,8), et avec Paul nous pouvons nous écrier : « Offrons nous à Dieu comme des vivants revenus de la mort » (Rom 6,13).

C’est pourquoi, pour moi, la fête de la Toussaint ne se comprend qu’en lien avec la fête de la Résurrection du Christ, en qui nous avons tous été sauvés et sommes devenus Saints.

D.P.

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