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Le Denier

Au temps du Carême, le désert est fertile


Au temps du carême le desert est fertile

« Voici qu’une fois encore s’ouvre à nos pas la grande traversée du Carême. Lente montée vers Pâques et son matin de clarté.

 » C’est au IVe siècle que s’est progressivement développée la pratique du Carême, le quadragesima dies nous dit l’étymologie latine, c’est-à-dire le quarantième jour avant la Résurrection. Il s’agissait alors de proposer un temps de recueillement aux catéchumènes baptisés au cours de la nuit pascale. Temps fécond de désert dont la proposition fut ensuite étendue à l’ensemble des chrétiens. Nous avons un peu perdu aujourd’hui le sens du Carême, poussés sans doute en cela par une vision plutôt sévère de ce temps liturgique. Nombreux sont celles et ceux qui, parmi nous, ont encore en mémoire les privations imposées et les mortifications sensées apaiser le courroux d’un Dieu censeur.

Pourtant le Carême n’est pas un temps de tristesse, mais de joyeuse conversion. Lorsqu’il l’évoque pour ses moines, saint Benoît ne formule qu’un vœux : qu’à l’occasion de ces quarante jours, ils retrouvent « la joie du désir spirituel ». Ce désir de Dieu que notre vie quotidienne a émoussé et qu’il nous faut raviver à la lueur des trois feux traditionnels du Carême.

Le feu de la prière, car Dieu attend que notre coeur l’écoute.
Le feu du jeûne, car c’est de la faim que renaît le désir.
Le feu de l’aumône, car Dieu a le visage de toutes les pauvretés. »

Bertrand Révillion, diacre
(Prions en Eglise, mars 2000)

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