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PMA, GPA, de quel droit ? conférence le 22 novembre

AFC


Droit de l’enfant, ou… droit à l’enfant… fourni par le marché et l’industrie ?

Les Associations familiales catholiques vous invitent à une conférence par Aude MIRKOVIC, Maîre de conférence en droit privé, spécialiste du droit de la famille et auteur, Association « Juristes pour l’enfance »

Mercredi 22 novembre à 20h30
au Centre Diocésain de Pastorale de Clermont
133 avenue de la République
Clermont-Fd

Il faut réaliser que ces bouleversements du droit de la famille d’étape en étape, toujours sous prétexte “d’égalité”, ouvrent la voie au marché de la fabrication d’humains. Ce marché “grâce au progrès” des biotechnologies,  nanotechnologies etc… mis en œuvre par l’industrie va devenir celui de “l’homme amélioré” et offrir bien des perspectives !…

Organisé par les Associations Familiales Catholiques, VITA, Collectif Parents Auvergne

 
Extrait du discours d’ouverture de la conférence des évêques de France, par Monseigneur Pontier, le 3 novembre 2017 :

« …S’agissant de l’enfant, nous ne pouvons que redire la beauté du mystère de la vie.Accueillir un nouveau-né est une des expériences humaines les plus belles et les plus riches. Nous le percevons bien sur le visage des nouveaux parents. Nous comprenons l’épreuve de ceux qui sont confrontés à la réalité de la stérilité. Leur souffrance appelle un accompagnement compréhensif. Pour autant, on ne peut en déduire qu’il y aurait un droit à l’enfant pour toute personne ou pour tout couple qui souhaiterait en avoir un. L’enfant est un don et non un bien qu’on pourrait acheter et s’offrir à tout prix. Il est à accueillir et à accompagner avec beaucoup de respect, d’affection et de disponibilité.L’attitude d’accueil de la vie reçue comme un don gratuit est humanisante. Elle prépare et fortifie le véritable respect entre les êtres humains : nul ne peut mettre la main sur son semblable, en aucune circonstance.

Les concepts d’égalité et de liberté employés pour justifier des évolutions de la législation sont souvent utilisés d’une manière erronée, parfois sous le coup de l’émotion entretenue médiatiquement. Il s’agit alors d’uniformisation et de concession aux désirs individuels, sous peine de discrimination et sans réflexion anthropologique. Or, en s’appuyant seulement sur ce raisonnement, on risque fort de créer d’autres injustices qui seront comme des sources latentes de violences. Et que penser du principe de précaution qui est utilisé en certains domaines d’application des sciences et qui serait rejeté pour les techniques biomédicales ? Personne ne peut souhaiter fragiliser une société en brouillant les repères de la filiation, en taisant les droits et le bien primordial de l’enfant et en déconstruisant les liens entre générations. La loi n’est pas le résultat de désirs individuels qu’il faudrait autoriser, mais l’expression d’une conception de l’être humain fondée sur un humanisme partagé en vue du bien commun.

Tout cela mérite réflexion, prudence et sagesse. Grâce au dialogue véritable, les voies du respect du plus fragile seront discernées et encouragées. Nous continuerons à porter le souci d’une loi juste pour la paix en notre société et pour son bien… »


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