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Le Denier

Noël, passage du relais

Acteurs de la vie diocésaine


Père Bernard Lochet

Noël est le fruit d’une attente. C’est normal pour une naissance. C’est une attente qui vient de loin, on attendait le Messie, celui qui changerait tout, les textes de préparation nous invitent eux aussi à être non seulement actif dans la venue, mais à prendre les devants. C’est-à-dire réaliser déjà ce que l’on attend. Pour prendre une image sportive, les relayeurs courent ensemble pour se passer le témoin. L’ancien prépare toujours le nouveau.

C’est peut-être ainsi que j’ai vécu cette année. Accompagner le départ d’un évêque et accueillir le nouveau. Essayer de bien faire les deux. C’est ce qu’a vécu notre diocèse. Nous étions nombreux à dire au revoir en la Cathédrale le 17 avril à Mgr Simon et nombreux lors de l’installation de Mgr Kalist le 27 novembre dernier. Les mots de Job (1,21) me sont revenus : « Le SEIGNEUR a donné, le SEIGNEUR a ôté : Que le nom du SEIGNEUR soit béni ! »

L’attente vient nous préparer et ouvrir sur l’inconnu. De l’enfant de la crèche beaucoup attendaient un Messie fort qui remettrait de l’ordre et rétablirait les choses. Or le Messie fut discret, ne rétablit rien. Il laissa le choix de le connaître, de le suivre et même de le refuser. Cela alla bien au-delà de tout ce que l’on pouvait espérer puisque nous croyons en un Messie crucifié.

Cette liberté de l’homme de croire ou de ne pas croire et même de rejeter ou combattre la foi, interroge. C’est une responsabilité lourde. Il faut vouloir répondre. C’est une décision qui engage et Noël nous pose la question que voulons-nous ? Voulons-nous courir les uns avec les autres nous passer le relais, pour répondre de notre mieux avec nos frères et sœurs à l’appel du Seigneur.

Le passage de témoin c’est ce que nos évêques ont vécu. Comme observateur privilégié je reste très marqué par les qualités de notre diocèse. Ceci se réalise par les hommes et les femmes qui le composent et leur attachement à l’Eglise, leur sens de l’œuvre, visible chez beaucoup.

Un diocèse « qui tourne » c’est ce qui ressort ainsi que la qualité des personnes. Oui beaucoup de générosité se déploie. Alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Nous savons bien que notre humanité garde beaucoup de souffrances et de solitudes. Il nous faut donc appeler davantage autour de nous. La liberté que le Christ nous donne doit être la nôtre. Libre de ne pas faire seul, de solliciter des bonnes volontés, de laisser la place pour que d’autres trouvent la leur.

Le partage de Noël va dans le sens de l’appel, d’un bonheur qui se communique. Et si Noël c’était justement cette transmission heureuse, cette liberté d’offrir à tous, pour que chacun réponde au Seigneur de manière adaptée à son âge, à son charisme et ajusté à la volonté de Dieu.

Père Bernard Lochet,
Vicaire Général

Article paru dans les Nouvelles du Diocèse de Clermont n°285

 
 

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