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Etape 5 – 4e dimanche de carême

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Bandeau 4e dimanche de carême« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jean 3, 17)

Nicodème, à qui Jésus s’adresse dans la page d’Évangile que nous entendons ce dimanche, est un notable juif, membre du Grand Conseil. Il a été touché par la parole de Jésus et il vient, de nuit, discuter avec lui. Après lui avoir dit que, pour accéder au Royaume qu’il annonce, il est nécessaire d’accepter de renaître d’en haut, Jésus lui révèle le sens de sa mission.

Il fait, pour cela, référence à un épisode de la marche au désert des hébreux guidés par Moïse. Alors que le peuple se plaint, victime de serpents mortels, Dieu ordonne à Moïse de faire un serpent de bronze et de le dresser au sommet d’un mât au milieu du camp. Ceux qui, après avoir été mordus par un serpent, accepteront de se tourner vers le mât, de lever les yeux vers le serpent et, au-delà, vers la demeure de Dieu, seront sauvés.

Pour Jésus ce serpent salvateur annonce mystérieusement, la croix sur laquelle lui-même sera élevé pour apporter au monde entier un salut plus radical et définitif que celui offert aux hébreux par le serpent de bronze. Jésus précise alors que s’il a été envoyé par le Père, ce n’est pas, comme l’imaginaient les juifs de son temps, pour exercer un jugement, pour venir trier les hommes, sélectionner les meilleurs, les justes, ceux qui pratiquaient la Loi, les conduire vers Dieu et condamner les autres. Il est venu offrir à tous la vie qui n’aura pas de fin, la réconciliation définitive de l’humanité avec le Père et de tous les humains entre eux. Jésus se donne jusqu’au bout, élevé sur la croix, dans la totale confiance en son Père et révèle ainsi la vérité de l’homme tel que Dieu l’espère depuis l’origine.

Alors poursuit Jésus, il y a bien un jugement, un discernement du chemin qui mène à la vie. Mais ce discernement, chacun le fait pour lui-même. C’est chacun qui choisit : soit il décide de rester caché dans les ténèbres pour continuer à vivre sans que ses œuvres mauvaises soient connues, mais alors il se coupe de Dieu ; soit il accepte de venir à la lumière, de se laisser illuminer par elle. Alors il pourra trouver la route qui mène à la vie, il pourra chercher, avec la force de l’Esprit Saint, à s’ajuster toujours plus à la volonté de Dieu, pour grandir dans l’humanité vraie, dans une relation filiale avec Dieu, dans une relation fraternelle avec ses frères.

Lever les yeux vers le Christ élevé sur la croix, c’est accepter de sortir des ornières de notre péché, de notre enfermement dans ce monde, c’est découvrir le visage de Dieu qu’il vient nous révéler et le chemin pour aller à sa rencontre. La croix, instrument de supplice, est aussi le trône où siège Jésus, roi serviteur qui vient rassembler tous les enfants de Dieu pour les conduire vers le Père. Croire en Jésus mort et ressuscité ne nous épargne pas les épreuves de la vie mais nous assure que la victoire, au terme du chemin, est pour tous ceux auront accepté de faire de leur vie un service de leurs frères à la suite de Jésus.

Saurons-nous profiter de ce Carême pour en faire un temps de jugement de notre existence, de discernement de la lumière pour l’accueillir et la laisser nous transformer ?

Jean-Louis VINCENT

 

 

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