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Etape 3 – 2e dimanche de Carême

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Bandeau 2e dimanche de Carême

Pour ce deuxième dimanche de Carême, le Père Lochet nous propose une réflexion sur la réconciliation :

Se réconcilier en Carême

L’homme a besoin de dire, de raconter, d’être reconnu et surtout aimé. Le besoin de paix est vital et se réconcilier fait partie des actes indispensables de la vie pour ne pas dépérir dans l’aigreur. Se réconcilier c’est se relier, rétablir une relation distendue ou abimée, c’est l’idée d’un « re » tour, à la situation antérieure, à un moment meilleur, le verbe appelle facilement à la ré-paration.

Le mot de réconciliation est celui de la Communauté de Taizée. Dès le départ, frère Roger, résistant, œuvre à la réconciliation franco-allemande, dans la cadre d’un projet œcuménique. Ensuite ce sera avec l’Est communiste, puis l’Orthodoxie, puis les minorités pourchassées dans tous les coins du monde. Surtout, l’œuvre de réconciliation touche chacun de nous au plus profond. La réconciliation c’est toujours une relation à trois termes : soi, les autres et Dieu.

La paix ne se fabrique pas, elle dépend de nous au sens où nous pouvons l’accueillir, car elle nous est donnée. Les hommes font la guerre et Dieu donne la paix. Les hommes s’écartent de Dieu qui donne toujours son pardon. Chacun de nous, à l’instar du fils prodigue, nous quittons la maison familiale pour d’autres lieux (Lc 15, 11-32). Certes, l’émancipation est nécessaire et chacun doit faire sa vie, afin de prendre sa part dans la construction du monde. Mais cela n’empêche pas les liens de famille et d’amitiés.

Le Carême est un retour à la maison du Père en quelque sorte, d’autant plus quand on est enfermé. La pandémie actuelle, à cause des contraintes sanitaires, nous est pénible et elle nous donne comme conséquence deux découvertes importantes. La première c’est la nécessité de l’autre, nous avons besoin de relations, nous sommes malheureux seul. D’autre part, ces temps compliqués ont été le bon moment pour des actes de solidarité, de partage et de soutien les uns avec les autres. Certes, on nous dit nos égoïsmes et ils sont réels, mais l’on peut aussi apprécier ce qui est beau. Ces beaux gestes, souvent cachés, de services et d’entraides, rendent la vie belle et renforce l’envie de croire en l’homme.

Dans leur malheur, nos pays éprouvent le meilleur de l’homme. Le Seigneur ne cesse, dans ces circonstances, de nous aimer, de prendre soin de nous. La réconciliation est d’abord un acte de volonté, de force. Veut-on aller de l’avant, faire les pas nécessaires pour avancer avec les autres et dépasser ce qui nous retourne sur nous-mêmes ? On dira que cela nous l’avons déjà fait, pour aucun résultat et que Dieu est aux abonnés absent.

Pour avancer il faut d’abord confesser qui est Dieu, qui est Jésus, pour nous, dans l’Église, avec nos frères. Qui est Jésus le Christ pour moi ? Est-il le Dieu d’amour qui relève et pardonne ?

Il faut se laisser réconcilier par Dieu et accueillir son pardon. Il faut accepter le Seigneur tel qu’il se présente à nous ! Le meilleur de la confession c’est de se laisser faire par Dieu, le laisser parler à notre Esprit pour que notre cœur s’ouvre. Alors la réconciliation prend sa pleine dimension comme ouverture à Dieu et aux hommes, pour consentir à ce qui est essentiel et chaleur de toute vie.

Bernard Lochet
Vicaire général

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