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Quelques repères pour comprendre le Carême…


pastorale lithurgique careme 1A l’invitation du service de pastorale liturgique et sacramentelle, des personnes des équipes liturgiques en paroisses se sont retrouvées le 18 janvier dernier pour bien préparer et vivre ce temps du Carême 2011.
Vous trouverez ci-après les éléments de réflexion proposés par le père Jean-Marc Couhert, responsable diocésain du service de liturgie. 

 

 

Le Carême, une aspiration
   
Éprouver le besoin de souffler…
    Ressentir la nécessité de faire le point sur nos chemins de vie, nos engagements…
    Désirer un peu de solitude pour quelques instants de paix et de repos…
    Recharger les batteries…
    Prendre du recul…

Autant d’expressions et d’images qui habitent nos langages et nos vies, et révèlent une aspiration à un plus ou à un autrement.
Or l’année liturgique propose aux chrétiens de vivre un temps fort de 40 jours pour que chaque personne et chaque communauté répondent à cet appel intérieur d’une vie ressaisie dans sa profondeur, d’une vie qui retrouve son identité la plus profonde.
L’Évangile de Marc nous envoie avec Jésus au désert aussitôt après le baptême de Jésus au Jourdain (Mc 1,12). Le Christ inscrit dans notre expérience la nécessité spirituelle du désert. C’est ce que nous exprimons dans le chant « Avec toi, nous irons au désert ».
Le Carême conduit le disciple à suivre le Christ jusqu’à Pâques, la grande fête qui célèbre la victoire de l’amour et de la vie sur les forces du mal et de la mort. Nous sommes sauvés, mais nous ne vivons pas pleinement la réalité du salut. Nous avons part à la vie du ressuscité, mais nous ne sommes pas encore dans la plénitude de la vie.

 

Le Carême, une image
Quarante jours, c’était autrefois la durée de vie moyenne d’un homme. Les 40 ans dans le désert, comme les 40 jours du Carême, symbolisent la vie d’un homme traversée par la tentation, le désespoir, les aspirations, les promesses, les déserts, les sources vives.

La fête de Pâques est le centre de l’année chrétienne, le centre de l’Évangile. Le Carême qui la prépare récapitule tout ce qui dans la vie humaine peut être marqué par la foi au Christ mort et ressuscité.

Les 40 jours du Carême sont comme l’image, la métaphore de notre vie. Cette vie est présentée comme un séjour dans le désert, comme la traversée d’une épreuve, comme résistance au mal, choix de devenir fils, passage d’une situation à une autre, de l’esclavage à la liberté.

 

Le Carême, un renouvellement
Dans un monde marqué par des rythmes trépidants, il s’agit de pouvoir s’arrêter, de prendre de la distance par rapport à un style de vie stressant.
Le Carême comporte aussi une dimension sociale, voire politique. C’est une façon, pour ceux et celles qui le pratiquent, de poser des actes qui interrogent la vie actuelle marquée par la vitesse et parfois la non attention aux autres ou la superficialité ; qui interrogent aussi sur le sens de la vie, la possession.
Le Carême est un temps de conversion. La conversion, c’est consentir à se laisser aimer. « Ce n’est point ce que tu es, ni ce que tu as été que Dieu regarde avec les yeux de sa miséricorde, mais ce que tu as le désir d’être » (mystique inconnu du Moyen-âge). Chercher à recentrer sa vie sur Dieu, chercher sa vie à lui. En ce sens, le repentir est une vision de beauté et de lumière.

Le Carême ne se vit pas à l’automne, mais au printemps : le Carême, c’est un printemps spirituel, c’est orienter toutes les composantes de notre être vers la lumière divine pour qu’elles fleurissent et portent du fruit.

 

Le Carême, une réponse
C’est un temps de découverte de l’amour que Dieu ne cesse de proposer aux hommes, et un temps pour faire la lumière sur notre réponse à cet amour. Un temps de confession de cet amour dans le pardon que Dieu accorde. Ce pardon est action de grâce : il vient redire que Dieu propose toujours son amour à celui ou celle qui veut se replacer en vérité dans une relation basée sur l’amour et l’alliance.
Remettre sa vie sur le chemin de l’Évangile… On appelait les chrétiens les adeptes de la Voie.
Faire un pas de plus dans la découverte d’un Dieu qui aime tous ses enfants.
Avancer dans une vie plus en adéquation avec l’Évangile. Une route de vie, de liberté, de passage.
Un temps d’humanité, un temps pour l’humanité, une humanité plus grande pour nous, et une humanité plus grande parce que nous grandirons en humanité.

 

Les piliers du Carême pastorale lithurgique careme 2
Le jeûne pour être vraiment homme, car l’homme ne vit pas seulement de pain…
Le partage pour vivre en frères, construire une fraternité, solidarité…
La prière, le silence, le pardon pour se reconnaître fils…

 

Les cendres
Le lendemain du Mardi gras, les chrétiens entrent en Carême. Après la liturgie de la Parole, chacun reçoit un peu de cendres et le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » ou bien « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. »
Les cendres sont imposées sur la tête ou le front, lieu de l’intelligence et de la pensée. Chacun se rappelle que sa vie est fragile et s’interroge sur le sens de sa marche et de ses choix. 

 

Devenir fils – Devenir homme – Devenir frère
Voilà le Carême !

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