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1915 : un an après, dans une Nation en armes, un diocèse en larmes qui se souvient


Le 1er Août 1915 dans le numéro 39 de la 41 ème année, la Semaine Religieuse du diocèse de Clermont invite à une prière pour la paix « Da Pacem » lors du Salut du Saint Sacrement et recommande aussi à partir de ce jour, en famille, une prière du soir pour les soldats partis au front. Le Pape Benoit XV avait dans l’ « Osservatore Romano » du 31 juillet (traduction rapportée par la revue) lui-même incité à cette prière « aujourd’hui,  à ce triste anniversaire du jour où a éclaté le conflit, s’échappe le vœu le plus ardent de notre cœur que la guerre se termine bientôt… C’est un sang de frères qu’on répand sur la terre et sur mer. Les régions les plus belles de l’Europe, ce jardin du monde, sont semées de cadavres et de ruines. Là où il y a peu de temps l’action des usines et le travail fécond des champs s’épanouissaient, le canon gronde maintenant… Prions ». En effet, un an auparavant retentissait à 16h30, le fameux samedi 1er Août, le tocsin (*1) dans les paroisses du diocèse pour annoncer que la mobilisation générale était décrétée pour le lendemain Dimanche à 2 heures du matin. Les Français dans cette France rurale, sont aux champs, ils font les moissons, il fait très chaud. En 1915 l’émotion d’alors refait surface, comme les paroles du Président Poincaré le 4 août à la Chambre : «Dans la guerre qui s’engage, la France… sera héroïquement défendue par tous ses fils dont rien ne brisera devant l’ennemi l’Union sacrée ».

Un an après, l’union sacrée est certes encore là, mais la guerre a changé ; le front occidental s’est enlisé dans les tranchées, le front oriental qui s’est ouvert, résiste encore en dépit du manque d’armes et de munitions, alors que les Alliés ? voulant contourner le blocage de ce  front en débarquant aux Dardanelles, essuient un désastre.

La crise de l’été 14 qui aurait pu rester une crise régionale circonscrite aux Balkans qui avaient déjà été touchés par la guerre, avait donné le jour à une crise générale, à une guerre mondiale. (*2)

« Voici que commence l’Histoire, on sort de la zone d’ombre pour entrer dans l’histoire » écrivait a posteriori Jules Romains (*3) dans le chapitre « le drapeau noir » de son immense ouvrage Les hommes de bonne volonté.
Ainsi un an après, la guerre est omniprésente dans la revue, la chronique générale lui est presque exclusivement consacrée avec les principaux événements au jour le jour, tandis que les témoignages ou les annonces officielles,que l’Eglise relaye – à l’initiative du gouvernement- et qui se multiplient en chaire. Mais c’est à la date anniversaire du début des hostilités que l’Auvergne, qui dans le  « vivre en guerre » essayait d’oublier les ravages du conflit désormais quotidien, retrouve une émotion perdue.

L’élan patriotique est entretenu par le clergé, l’évêque rencontre les prêtres permissionnaires pour les réconforter, des prières ou des services solennels sont organisés à la cathédrale, dans toutes les paroisses, lors des pèlerinages à Lourdes par exemple où la Vierge est qualifiée de Notre-Dame du Salut. Les cérémonies laïques ou religieuses se succèdent : à Paris, c’est le transfert des restes de Rouget de Lisle (*4) aux Invalides le 14 juillet ; à Thiers, le dimanche 1 août, une statue de Jeanne d’Arc érigée dans l’église Saint-Genès est dévoilée, sur le pilier de marbre auquel elle est adossée on nous dit que : « y seront gravés les noms des soldats de la paroisse tombés au champ d’honneur. Ils seront, hélas plus d’une centaine. Avec Jeanne d’Arc la Sainte de la patrie (or elle n’est que bienheureuse) ils ont été à la peine, avec elle ils seront à l’honneur. »

En novembre, on fait appel au premier emprunt  de Défense Nationale « Pour la France, versez votre or, l’or combat pour la victoire» (*5) et l’inspecteur d’Académie incite les instituteurs et les institutrices (y compris donc dans les classes primaires du lycée Jeanne d’Arc) à le présenter pour qu’il devienne familier aux enfants comme à leurs familles sous forme de problèmes de calcul, de dictée ou de leçon d’économie domestique.

D’un côté les prières dans les familles, de l’autre une réflexion quotidienne à l’école, la frontière est ténue ! Dans les devoirs du chrétien envers le soldat, on peut lire :

Au soldat qui veille, nous devons le respect…
Au soldat qui combat nous devons quelque chose de plus encore…
Au soldat blessé (*6) le secours et la pitié…
Au soldat qui meurt, au soldat qui tombe Nous devons le souvenir et la prière
»

Seule la prière diffère entre l’emprise laïque et celle du clergé.
Le 14 juillet et les jours qui suivent, marquent donc une sorte d’apogée patriotique. Les panégyriques en faveur de Jeanne d’Arc pleuvent pour « cette voix de la France qui comme les clairons rassemble les combattants dans la patrie », Et même si on est loin de l’Auvergne, l’enfant précoce, 11 ans, qu’est le futur homme d’Eglise Yves Congar, (*7) écrit dans son Journal de guerre en date de cette fête nationale :

Mercredi 14 juillet : on fait la revue, drapeaux déployés etc. je suis le chef cela marche très bien et les spectateurs en sont charmés.

Oh France en ce jour de gloire
Tu nous dis : Marchez donc les vieux et les enfants
Et, partant de ton front inspirant la victoire
Nous sortions la tête haute sous nos chants triomphants
Nous, joyeux, chantant la Marseillaise
Comme transportés par nos chants guerriers
Que l’on était content ! Que l’on était à l’aise
De rassembler nos vieux troupiers
Et levant bien haut le drapeau tricolore
Comme si nous eûmes levé la statue de la France
A l’aube, au couchant, au levé (sic), à l’aurore
Partout c’était la joie imprégnée de vengeance.

Au 31 juillet paraissait aussi la lettre signée par les cardinaux Luçon (archevêque de Reims), Andrieu (archevêque de Bordeaux), Amette (archevêque de Paris), de Cabrières (évêque de Montpellier) et Sevin (archevêque de Lyon). Le ton est grave et ces extraits nous montrent bien le sort tragique de la France en guerre.

« Un an s’est écoulé depuis la déclaration de la guerre. En cette année, que d’événements et quels événements ! Partagées entre les deux camps les nations européennes se sont ruées les unes contre les autres dans un choc formidable…
Le sang de la France coule sur les champs de bataille, les régions envahies gémissent sous le joug de l’occupation étrangère, la vie industrielle, commerciale ou agricole est entravée ou même dans certaines contrées totalement arrêtée, beaucoup de familles sont dans le deuil ou dans l’angoisse ».

« Familles en deuil » (*8); toutes les familles commencent à être touchées, un parent, un ami, un voisin, une connaissance, à l’instar de l’évêque de Clermont, Mgr Belmont (*9) qui a perdu quatre de ses proches : deux petits – neveux, son frère et un cousin.
On pense toujours à la revanche et à la victoire ; le 18 juillet dans l’église du Sacré-Cœur de Royat, une nouvelle chaire, offerte par la famille Rouzaud (propriétaire de la chocolaterie « La marquise de Sévigné ») était bénie, entourée de faisceaux tricolores, dans un prône plus patriotique que religieux, le curé de la paroisse la qualifia de « Chaire de la guerre et de la revanche ».
On rapporte aussi, comme pour se rassurer, les rumeurs fondées ou non : les Allemands aussi s’étaient trompés sur la durée du conflit, le Kaiser Guillaume II n’avait-il pas dit lors des premiers combats que dans un mois il déjeunerait à Paris et dans deux il souperait à Varsovie ?

N’avait-il pas prévu le 25 août, choisissant en cela la date anniversaire de la bataille de Waterloo, d’entrer en grande pompe dans Paris, puis de se faire couronner « Empereur d’occident »  à Reims, d’où son acharnement à détruire la cathédrale symbole du sacre des rois de France dont il n’avait pas pu s’emparer ?

« Tout cela était rangé comme un papier de musique allemande, au dernier moment il n’a manqué que les musiciens » conclut l’article. Pauvre cathédrale de Reims, tous les soirs lorsque ce n’est pas trop dangereux, on assure une prière  « car de nos monuments religieux, c’est le plus associé à la vie nationale… Les débris calcinés tomberont peut-être en ruines : le souffle qui s’exhale de ces pierres tout au long de notre histoire et jusqu’à la veille de leur destruction, se perpétuera en nos poitrines françaises. On renverse des édifices, on ne tue pas une âme ».

Dans cette 2ème année du « cauchemar dont il était impossible de prévoir la fin », il faut aussi entretenir l’espoir, même si la presse « miroir où se reflètent les sentiments successifs du pays » ne dit pas tout. (*10) Alors on cite par extraits le « Times »  pour évoquer des victoires, la célèbre bataille de la Marne (*11), la détermination de Joffre et les manœuvres du général de Castelnau qui a su tenir fermée la porte de Nancy. L’Allemagne est toujours dénoncée comme l’agresseur, l’initiatrice de la guerre. Dans une lettre le cardinal Gasparri évoque une fois encore la violation de la neutralité belge en contradiction avec les lois internationales.(*12) On cite les discours d’Urbain II (peut-être car c’est une revue publiée en Auvergne) à la veille des Croisades en soulignant son action de lutte contre les barbares, idée qui est reprise dans un récit intitulé après un an de guerre « il s’agit de nous débarrasser de ces influences luthériennes et mahométanes » Une forme nouvelle de guerre de religion, de Croisade contre l’infidèle adaptée à ce siècle naissant ?
La guerre suit son cours tragique et le suivra encore longtemps jusqu’en 1918 avec pour le diocèse ses longues listes des prêtres mobilisés, ses plus longues listes encore des morts au Champ d’honneur, (« expérience de la mort de masse »  dira un historien), les nouvelles incitations à verser son Or pour la défense nationale et les vains appels des autorités religieuses à la paix et à la réconciliation.
Et dans leurs textes, les écrivains pourraient continuer à dire, comme le fit plus tard Jules Romains dans « les hommes de bonne volonté » en évoquant l’assassinat de Sarajevo « depuis quelques années, les hommes d’Europe avaient pris l’habitude de respirer, de marcher, de s’amuser avec un poids de rechange sur l’estomac ». (*13)


Notes :
1- le tocsin (sonnerie à toute volée pour indiquer un danger) résonne à 16h30 et parfois un peu plus tard, car les télégrammes des préfets adressés aux maires ne partent qu’un peu avant 16h. C’est l’historien Duroselle qui a posé la question des moissons résumant ainsi l’état d’esprit dans les campagnes. La moisson est plus tardive qu’aujourd’hui, non pour une question climatique ; la récolte est en grande partie manuelle passant par plusieurs étapes : fauchage, mise en gerbes, stockage des gerbes, dépiquetage et battage. La moisson sera en 1915 effectuée par les femmes, les enfants et les vieillards, elle est aussi marquée par la cueillette de fleurs sauvages qui sont de saison : le bleuet, le coquelicot, en ajoutant la marguerite on a le bouquet tricolore. Ce bouquet date de la guerre de 1870, il est fréquent sur des images d’enfants des provinces perdues, l’Alsace et la Lorraine. On peut voir aussi dans la réalité de l’été 14, d’autres symboles, il fait très chaud (près de 30°) c’est l’orage qui est annoncé, la mobilisation se fera sous la pluie, larmes versées par le ciel ; et le tocsin qui sonne annonce toujours une tragédie.
2- « guerres balkaniques »  Les troubles dans les Balkans prennent leur source à la fin du XIX ème siècle lorsqu’apparaît le panslavisme. Cette doctrine préconisait l’unité du peuple slave sous la tutelle de la Russie, ce qui signifiait une volonté d’émancipation de peuples jusque là gouvernés par l’Autriche – Hongrie et surtout l’empire turc. Ces tensions débouchent sur des guerres en 1912 et 1913 avec un complexe enchevêtrement des alliances et une situation diplomatique difficile. « Cette poudrière des Balkans » s’enflamme avec l’attentat de Sarajevo jusqu’à une « Guerre mondiale », dont on trouve toutes les échelles dès 1915 : échelle locale, régionale, nationale et mondiale par l’engagement des troupes coloniales. La bataille des Dardanelles ou de Gallipoli montre aussi l’extension du conflit contre la Turquie, alliée de l’Allemagne, entrée en guerre dès 1914. Cette expédition est un échec (« enfer de l’été »). les troupes seront évacuées entre décembre 1915 et janvier 1916).
3- Jules Romains (1885-1972) écrit cette vaste fresque romanesque et historique de 28 volumes (qui va du 6 octobre 1908 au 7 octobre 1933), à la fin des années 30, au moment où il participe par pacifisme au comité franco-allemand. Son but, dans cette étude naturaliste, est de montrer des personnages représentatifs de toute la société et leur évolution sur fond d’histoire.  « Le drapeau noir » est paru en 1937.
4- Rouget de Lisle (1760-1836) est un officier du génie chargé par le maire de Strasbourg, franc-maçon comme lui, de créer des hymnes patriotiques. Sa « Marseillaise » composée en 1792, d’abord intitulée « chant de guerre de l’armée du Rhin » est devenue hymne national dès 1795, elle est marquée par des slogans patriotiques. A Lons-le-Saulnier, sa ville natale, le carillon de chaque heure sonne les premières notes de l’hymne.
5- L’affiche de ce premier emprunt commandée par l’Etat à A. Faivre est un appel au civisme et au patriotisme. Les traits en sont significatifs, un soldat allemand (casque à pointe) est terrassé par un coq qui est sur une pièce en or, une monnaie française. Le message tout aussi explicite, comme le poilu verse son sang, les civils et les non-combattants de l’arrière doivent verser leur or pour une juste répartition des sacrifices.
6- Parmi les nombreux  blessés de 1914, on compte le lieutenant de Gaulle. L’année 14 est pour ce jeune militaire, saint cyrien, le baptême du feu. Il sera blessé 3 fois dans cette guerre. La première fois le 15 août à la jambe à Dinant en Belgique, en convalescence à Cognac, il regagne le front en octobre. Puis le 10 mars 1915 il sera à nouveau blessé à la main gauche, enfin à Verdun en 1916 il est laissé pour mort et est fait prisonnier.
7- Yves Congar (1904-1995) a tenu au jour le jour un journal de guerre publié par un neveu sous la houlette de Stéphane Audoin-Rouzeau. C’est un des théologiens majeurs à l’époque du concile Vatican II  On peut lire sur la jaquette de l’ouvrage « le futur cardinal Congar n’a que 10 ans quand éclate la première guerre mondiale. C’est un petit sedanais héritier des cuisants souvenirs de la guerre de 1870 qui rendent le patriotisme de l’époque particulièrement ombrageux. » Le manuscrit original est respecté : dessins d’enfant et fautes d’orthographe. Les journaux d’enfants sont rares, celui-ci est un petit chef d’œuvre publié aux éditions du Cerf.
8- Le deuil est omniprésent, il est marqué dans les habits : voiles noirs des veuves, brassards noirs pour les hommes et les enfants. Le peintre Steinlen (1859-1923) en cette année 1915 compose la fameuse gravure « Les orphelins », on y voit la République symbolisée par une veuve protéger des orphelins sous son voile à peine teinté de tricolore. D’autres gravures sont aussi des témoignages sur l’omniprésence du deuil en cette  même année : des enfants orphelins qui quêtent, quatre femmes voilées de noir  qui pleurent devant un cercueil, un soldat qui réconforte une veuve sans doute après lui avoir appris la terrible nouvelle etc.
Ces images de deuil on les retrouve aussi sur les nombreuses photographies familiales collectées à l’initiative de la mission du centenaire. . La peinture, les lithographies, les images sont des « genres » officiels, alors que la photographie donne une vision non retouchée de la réalité. La Première guerre mondiale est le premier conflit où l’usage de la photo s’est généralisé. En 1915, l’armée française crée d’ailleurs sa section photographique donnant une image « bien pensante » du conflit, celle que l’on retrouve par exemple dans « l’illustration ». Comme nous le montre Sylvain Négrier chargé de mission au service éducatif des archives du Loiret dans son ouvrage Hommage aux Poilus citant G. Claretie du Figaro « Le vrai peintre de la guerre aujourd’hui, le plus féroce, c’est le Kodak ».
9- Mgr Pierre Marie Belmont (1838-1921) est issu d’une famille de soyeux lyonnais, ordonné prêtre en 1865, il est aumônier militaire en 1870, et devient évêque de Clermont le 3 janvier 1893.
10- Dès le 4 août 1914, le parlement interdit la publication de ce qui peut affecter le moral des troupes, c’est cette censure qui aboutit en 1915 à la création du Canard enchainé. Cet hebdomadaire satirique, seul journal qui soit né  lors de la Grande Guerre et qui ait survécu au conflit, veut être une tribune impertinente luttant contre la propagande et la censure . Du fait de l’Union sacrée, la plupart des journaux épousaient le point de vue officiel gouvernemental. Et l’information était ainsi canalisée par la presse elle même.
11-  La bataille de la Marne est très importante (du 5 au 12 septembre 1914), car si elle avait été perdue, c’était l’invasion et la défaite. Le général de Castelnau (1851-1944), chef d’état-major de Joffre avait participé à l’élaboration du plan stratégique XVII de 1911 à 1914 visant  à reprendre l’Alsace –Lorraine et à terme d’envahir l’Allemagne. En 1914, commandant de la deuxième armée, il livre la « bataille des frontières » : Morhange, Nancy et surtout Charmes, prolongeant la victoire de la Marne vers l’Est. La bataille de la Marne marque donc l’échec du plan allemand Schlieffen et l’arrêt d’une offensive sur Paris, à laquelle les Allemands croyaient  comme en témoigne ce communiqué du 27 août 1914 : « Les armées allemandes sont entrées en France de Cambrai aux Vosges, après une série de combats continuellement victorieux, l’ennemi en pleine retraite n’est plus capable d’offrir une résistance sérieuse ». Au 13 septembre, le communiqué de Joffre est un communiqué de victoire.
   « Notre victoire s’affirme de plus en plus complète. Partout les Allemands abandonnent
      des prisonniers, des blessés et du matériel…
      Le gouvernement de la République peut être fier de l’armée qu’il a préparée ».
12- Le Cardinal Gasparri (1852-1929) est à cette date préfet du palais apostolique. C’est un fin diplomate et un spécialiste du droit canon, il est surtout connu dans l’immédiat après-guerre, en France pour les accords de 1921 avec Aristide Briand rétablissant les relations diplomatiques avec le Saint- Siège et en Italie pour avoir préparé et signer les accords de Latran en 1929.
      Le « droit de guerre » a été affirmé aux conférences de La Haye de 1899 et 1907, les     conventions définissant la neutralité sont les articles V et XIII. On retrouvera en 1915 d’autres dénonciations du droit de guerre  par les « barbares allemands » avec l’emploi des gaz.
      En 1899 la première conférence met principalement l’accent sur le désarmement et la 
      prévention de la guerre en créant une Cour d’arbitrage permanent
      En 1907, on révise quelques modalités de la convention précédente car il y a adhésion
      de nouveaux Etats, on reprend en particulier les articles sur la neutralité.
13- la Première guerre mondiale a duré 52 mois !

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