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Commentaire d’évangile du mardi 24 mars

Temps forts


Lire l’Évangile du 24 mars Jn 5, 1-16

Commentaire du Père Paul Destable en texte et en vidéo

                              « Veux-tu guérir ? »  Cette question peut paraître superflue à quelqu’un qui attend la guérison depuis 38 ans. A cette époque cela représentait la durée moyenne d’une vie. La guérison ne pouvait que lui paraître inaccessible à vue humaine. Dans la foule des malades Jésus avait remarqué le plus pauvre, car la guérison dans cette piscine était réservée au plus fort, celui qui allait le plus vite dans les eaux bouillonnantes. Par sa question Jésus le rejoint dans ce qui est vital pour lui, il avait toutes les bonnes raisons d’être résigné dans son malheur. Le Christ il ne tourne pas autour du pot en s’occupant de choses secondaires, il va droit au but et  lui parle de guérison : « lève-toi, prends ton brancard et marche ».

                               Cette parole est répétée trois fois dans ce passage d’Evangile. Aujourd’hui c’est nous qui sommes paralysés en grande partie, dans notre vie sociale et notre vie communautaire en Eglise. Le brancard que nous avons à porter c’est le confinement, ce sont les services nécessaires pour que vive notre société, ce sont les soins prodigués avec générosité dans un climat insécurisant, c’est la conscience d’un risque grave pour nous-mêmes, nos proches et  l’ensemble de notre humanité.

                               C’est au moment où nous devons prendre ce grabat à bras le corps que le Christ nous dit : « marche ! » . Plus que jamais nous sommes appelés à vivre un pèlerinage de confiance. Il nous faut aujourd’hui et il nous faudra dans un avenir proche relever des défis énormes dans notre façon de vivre et d’organiser la société. Le paralysé de l’Evangile a été guéri de son infirmité et pardonné. Que cette épreuve  physique et morale que nous   affrontons soit l’occasion d’un sursaut qui rendra notre âme plus forte. Nous en aurons bien besoin pour relever les défis à venir. Cette force d’âme qui peut nous aider à tenir debout est nourrie par la prière et par les gestes fraternels.

                               Je termine par une confidence, malgré mon inquiétude, je n’avais jamais autant ressenti la tendresse de Dieu que dans ce moment de retraite forcée.

Père Paul Destable

Prière

                Seigneur Jésus, au bord de la piscine, tu as reconnu du premier coup  le plus pauvre, celui qui était incapable de courir par lui-même dans les eaux pouvant le guérir.

                Je suis peut- être ce paralysé dont personne ne prend soin. Permets Seigneur que je ne sois pas résigné dans mes épreuves. Donne-moi d’accueillir ta question : « Veux-tu être guéri ? » Oui Seigneur je veux être guéri mais je n’osais plus y croire, et même à moi tu répètes trois fois : « Lève-toi prends ton brancard et marche ».

                Je suis peut- être  de ceux qui ne voient pas celui qui reste au bord de la piscine ,celui que personne ne vient aider. Comme le riche qui ne voyait pas Lazare à sa porte. Seigneur ouvre mes yeux, toi qui a repéré le pauvre parmi les pauvres du premier coup donne- moi ta lucidité. Surtout que ce temps d’épreuve n’endurcisse pas mon cœur.

                Seigneur certains sont confinés et d’autres doivent porter des charges très lourdes, à tous tu répètes : « Prends ton brancard et marche »notre solidarité sera forte si elle est habitée par la confiance et l’amour qui viennent de toi. Plus que jamais Seigneur ouvre-nous les yeux du cœur et de l’intelligence pour que nous inventions de nouveaux chemins de vie fraternelle.

Père Paul Destable

 

O Père des siècles du monde : https://www.youtube.com/watch?v=Yb7W1YNC3KY
(Texte : Patrice de la Tour du Pin / Musique : Marcel Godard / Mame-Le-Chalet)

    1. Ô Père des siècles du monde,
      Voici le dernier-né des jours qui monte
      A travers nous à la rencontre
      Du Premier-né de ton Amour.
    2. C’est lui qui pour toi fit éclore,
      C’est lui qui devant toi chantait l’aurore
      Quand il n’était pas d’homme encore
      Pour avoir part à sa beauté.
    3. Par lui tout demeure en genèse,
      Nos jours dans leur vieillissement se dressent
      A leur éveil vers sa jeunesse
      Car il se lève à l’Orient.
  1. C’est lui qui sans cesse ranime,
    C’est lui qui sur les temps maintient cette hymne
    Emerveillée dès l’origine
    Devant l’ouvrage de ses mains.
  2. Voici la nouvelle lumière
    Montant au plus secret des corps,
    Ô Père, envoie le souffle sur la terre
    Du Premier-né d’entre les morts.

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