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Le Denier

Commentaire d’évangile du dimanche 21 juin

Commentaire évangile


Commentaire proposé par P. Jean-Pierre Abrial

Lire l’évangile en ligne en cliquant ici

 

Un même message parcourt les trois textes de la Parole de Dieu de ce dimanche 21 juin : au milieu des épreuves que les humains peuvent rencontrer et des problèmes que connaît notre monde, Dieu est présent ; il ne s’en désintéresse pas, il les accompagne et les invite à garder l’espérance. Au-delà de toute épreuve, un sursaut de vie leur est promis.

            C’est l’expérience, rapportée dans la première lecture, qu’a faite le prophète Jérémie. Chargé par le Seigneur de proclamer une vérité qui dérange, il ne faillit pas à sa mission, malgré des embuches : non seulement la foule le menace, mais même ses amis guettent ses faux-pas. Puis, il nous fait communier au cri de sa prière : « Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, c’est à toi que j’ai remis ma cause », avant de nous inviter à partager son espérance : « Chantez le Seigneur ! Il a délivré le malheureux de la main des méchants ».

            Dans la 2ème lecture, St Paul aussi nous fait part de sa profonde espérance : si le mal abonde, la grâce, l’amour gratuit de Dieu, surabonde. La solidarité dans le péché et la mort, dont Paul décrit la spirale, est sans commune mesure avec la solidarité dans la grâce, qui nous est donnée par Jésus-Christ.

            Pareillement, dans l’Evangile, Jésus nous invite à l’espérance, en nous disant par trois fois : « Ne craignez pas ».

             Les bouleversements et les aléas de la vie, comme ceux causés par la pandémie du coronavirus, amènent tout être humain à éprouver amertume et crainte. Face à cette attitude naturelle, Jésus nous dit : « Soyez sans crainte », et, pour cela, il invoque trois motifs :

            Un premier motif de cet appel à chasser la crainte, c’est la confiance joyeuse en l’œuvre de Dieu, que Jésus lui-même accomplit. Il invite ses enfants à ne pas perdre courage, si l’humanité est secouée par la torpeur, si le confinement les déroute ou si la morosité les atteint. De même que le soleil levant triomphe de la nuit, le message du Christ finira par percer et s’imposer sur toutes les formes de détresse.

            Un deuxième motif, c’est la conviction que la vie profonde de l’humanité demeure à l’abri de toute atteinte. Les épidémies peuvent s’en prendre à la vie du corps, elles peuvent même l’étouffer et la détruire ; mais elles n’ont aucun pouvoir sur la vie de l’âme, de l’être intérieur, qui échappe à toute attaque. La vie de tout homme a tellement de valeur aux yeux de Dieu que rien ne saurait la détruire.

            Un troisième motif de cet appel à chasser la crainte, c’est la foi en la providence de Dieu qui veille sur toute la création, sans excepter des êtres comme les moineaux. « Soyez sans crainte, vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux ».

            Et si Jésus nous invite à chasser la crainte, c’est pour le confesser avec courage devant les hommes. Le disciple doit faire entièrement sienne la cause de son maître. Celui qui se déclarera pour Jésus devant les hommes, trouvera en lui, lors du jugement, un défenseur qui se déclarera aussi pour lui devant le Père.

            Il y a donc à travers ces textes de la Parole de Dieu, une formidable invitation à l’espérance : Dieu est avec nous, présent dans notre humanité, au milieu des épreuves et des réussites qu’elle connaît, mais l’appelant à un sursaut de vie, que les chrétiens sont chargés de susciter, en adoptant le plus possible une mentalité qui ne va pas dans le sens de leur penchant naturel, mais dans le sens de l’esprit de l’Evangile. Amen !

                                                                                                                      J.P.A.

Prière du serpent de bronze

L’épidémie du coronavirus ne serait-elle pas un signe
que toi, notre Dieu, tu  envoies à notre monde,
comme autrefois, l’attaque des serpents envers les Hébreux ?
Ne nous interpelles-tu pas en nous disant :
« Que fais-tu, que faites-vous de ma Création ?

Bien-sûr, vous avez progressé dans de nombreux domaines,                  
parfois de façon tout-à-fait honorable,
mais parfois aussi au détriment de la vie des plus faibles
et de votre lien avec moi,
et bien souvent, même dans de petites tâches,
au service du dieu ‘Argent’.

Sortez donc de cette prison,
de ce confinement oppressant,  
retrouvez la joie de vivre,
répandez autour de vous le bonheur qui émane de moi !
Que faites-vous de ma présence à vos côtés,
du projet de vie que j’ai pour vous,
de l’amour que je vous porte ?

Mais, n’ayez crainte, comme je l’ai déjà fait dans le passé,
je reste présent à vos côtés,
je vous porte dans mes bras,
je vous promets un renouveau,
qui vous sera bénéfique
et vous procurera un regain de vie sur tous les plans,
et ce renouveau prend sa source dans la résurrection de mon Fils Jésus,              élevé sur la croix comme le serpent de bronze à l’époque de Moïse,
et vainqueur de tous les germes de mort, comme le coronavirus.             

Tenez bon, gardez l’espérance, tournez-vous vers moi !
De cette pandémie surgira du neuf !»

Amen !

Jean-Pierre Abrial, prêtre


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