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Le Denier

Commentaire d’évangile du 3 mai 2020

Commentaire évangile


Commentaire de François Bonneau, diacre

Lire l’évangile en ligne en cliquant ici

 

En ce dimanche des vocations, me revient à l’esprit l’histoire suivante : un jour, saint Vincent de Paul reçut une lettre d’une responsable de formation, celle-ci dit au saint : « cher père, nous avons actuellement chez nous deux novices, la première est très pieuse, elle passe son temps à prier à la chapelle mais son regard est tellement mélancolique, elle semble si triste. Puis il y a la seconde, une  » indomptable  » mais dont la joie se lit sur le visage et qui est toujours de bonne humeur « . Que dois-je faire demanda la sœur ? La réponse du saint fut cinglante : débarrassez-vous de la mélancolique et gardez l’indomptable. Voilà de quoi remettre un peu les pendules à l’heure. Tout comme les textes de ce jour d’ailleurs puisque tous trois nous parlent de  » salut « .

Salut ? Etre sauvé ? Mais qu’est-ce à dire ? La réponse se trouve dans l’évangile que nous venons d’entendre. Etre sauvé, c’est tout simplement avoir la vie en abondance. Voilà le sens premier, le sens principal du salut tel que le Christ nous propose de le vivre. Vivre sa vie en abondance, aller jusqu’au bout de soi-même, c’est-à-dire s’accomplir, se réaliser. Nous pourrions même dire s’épanouir. En fait, tout simplement, être heureux. Voilà le sens du salut, cette abondance de vie à laquelle nous sommes toutes et tous appelés. Jésus, Fils de Dieu, s’est incarné d’abord et avant tout pour nous montrer un chemin précis d’humanité, une porte par laquelle passer. Même s’il n’y avait pas eu le péché, Dieu se serait incarné. Pour se réaliser, pour être sauvé, il faut prendre le temps de s’arrêter, prendre le temps de vivre. Notre vocation d’hommes et de femmes, en tant qu’être humain, est donc de ne jamais s’arrêter dans notre quête incessante de l’épanouissement.

L’expérience de nos vies, nous montre, nous démontre que ce n’est pas quelque chose de facile. Que de fois, nous trébuchons sur le chemin de nos vies, nous nous égarons dans les méandres tortueux de nos pensées. Nous devons alors, aussi être sauvés de tout ce qui nous empêche de devenir nous-mêmes.

Et le Christ aujourd’hui vient nous retrouver dans l’intime de notre être par les mots de saint Jean. Oui, j’ai pris sur moi le poids de vos manquements ; oui, je continue à prendre sur moi, comme si je vivais un vendredi saint éternel, tout ce qui vous encombre, tout ce qui vous empêche de devenir ce à quoi vous êtes appelés, c’est-à-dire vous-mêmes. Tout cela est bien vrai mais c’est second, car dans le cœur de Dieu, dans la venue de son Fils parmi nous, le salut, c’est tout simplement, tout tendrement, recevoir la vie, mais la recevoir en abondance. Que jamais, ô combien jamais, nous ne gaspillions un tel cadeau. Il vient du ciel. Et cette vie en abondance nous ne la recevons qu’une seule fois. Ne passons pas à côté, nous convie Jésus.

 

Temps musical

Chant : écoute la voix du Seigneur – A548

https://www.youtube.com/watch?v=Pn4DrGdd9Fs

 

Prière

PRIERE POUR AVOIR DE JEUNES PASTEURS

Père Raphaël Devilliers – Dominicain 

Nous connaissons la situation dramatique des Eglises d’Occident et nous prions beaucoup pour que Dieu nous donne des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses…Mais rappelons-nous que la vocation désigne d’abord l’appel personnel que chaque chrétien et chrétienne reçoit afin d’accomplir sa route. Les vocations sacerdotales et religieuses naîtront au sein de l’Eglise lorsque chacun(e) de ses membres aura repris conscience de son appel et fera tout pour y répondre de tout son cœur et de toutes ses forces. 

Si le peuple chrétien demeure amorphe, s’il prête une oreille trop complaisante à tous ceux qui aujourd’hui ne lui parlent que de niveau de vie, de tranquillité égoïste, de divertissements, de confort, s’il ne consent pas à rompre avec la mentalité ambiante et à avancer hardiment derrière son Seigneur, s’il rechigne à accepter les exigences de l’Evangile, il ne doit pas s’étonner de la pénurie de guides. 

Seigneur : des jeunes sont prêts à accepter tes exigences, à assumer la croix sacerdotale, à devenir les humbles pasteurs de leurs frères dans la foi. Mais ton appel passe d’abord par chacun de nous. Que je sois, moi d’abord et tout de suite, une brebis fidèle qui écoute ta Parole, la met en pratique et témoigne de la joie indicible de te suivre. Que nos paroisses soient de véritables communautés où l’on communique, où l’on s’entraide, où l’on partage l’espérance. Qu’elles se montrent ouvertes à tes appels, qu’elles proclament le bonheur de suivre JESUS.


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