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Commentaire d’évangile du 2 mai 2020

Commentaire évangile


Commentaire proposé par Jean-Marc Lobaccaro, diacre

Lire l’évangile en ligne en cliquant ici

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle »

Le chapitre de l’Evangile de Jean d’où est tiré ce passage commence par l’épisode de la multiplication des pains où ceux qui étaient présents voulaient prendre Jésus et le faire roi, mais lui ne voulut pas. S’en suit le passage où Jésus atteste être le pain de vie. On comprend alors la réaction de beaucoup de personnes présentes : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Tant qu’il s’agissait de suivre un homme guérissant les maladies incurables, la foule étaient présente ; tant qu’il s’agissait de partager l’enthousiasme de quelqu’un capable de nourrir une foule entière à partir de presque rien, les supporters étaient là ; tant qu’il s’agissait de véhiculer les idées d’un exalté promettant la venue du royaume de Dieu, alors même que les romains saignaient le pays, les disciples étaient nombreux. Mais là… « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui… Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! » Trop c’est trop et la masse des disciples fond comme neige au soleil. Seuls quelques fanatiques restent.

Qu’aurions-nous fait ? Qu’aurais-je fait ? Je me pose cette question à chaque lecture de ce texte. Aurais-je continué à être dans les pas de cet homme nommé Jésus, dont les paroles semblent bien mystérieuses ? Evidemment cette question pourrait sembler théorique et de bien peu d’importance car nous sommes 2000 ans après cet épisode. Et pourtant, aujourd’hui cette question nous est posée tout au long de nos vies, tout au long de ma vie.

Nous vivons une période étrange voire anxiogène pour beaucoup. Nous sommes coupés de toutes relations humaines dignes de ce nom. Les assemblées dominicales ne sont plus qu’un lointain souvenir et cela risque de durer encore de nombreuses semaines. Nous n’avons plus accès au « pain de vie ». La désespérance est peut-être là certains jours. Et pourtant, le Seigneur attend que nous le suivions, avec nos doutes, nos faiblesses, nos angoisses. Pierre n’a pas dit « Seigneur j’ai tout compris. C’est parfait. On continue car les autres n’ont rien compris ». Non ! Pierre, dit simplement « nous croyons » et pas « nous savons ».

Les jeunes qui nous sont confiés en tant que responsable du groupe scouts et guides de France sont aussi confrontés à ces difficultés, ces questionnements, ces angoisses, et nous pensons bien sûr à toutes celles et tous ceux qui sont confinés loin de chez eux dans une chambre réduite. Malgré ces difficultés, les plus jeunes témoignent quotidiennement sur les réseaux sociaux de leur Espérance par le partage de photos, de poèmes, d’histoires personnelles, de challenges relevés. Ils ne savent pas le « pourquoi », ni ne comprennent toujours le « où nous allons » ; mais ils ont confiance en l’avenir.

Seigneur, disciples comme ces jeunes, nous ne savons pas toujours le pourquoi, pas plus que nous ne savons toujours vers où Tu nous guides. Alors, comme Pierre, donne-nous la force de répondre avec foi « à qui irions-nous, puisque tu as les paroles de la vie éternelle ? »

 

Temps musical

Temps musical : Ne crains pas, je suis ton Dieu

https://www.youtube.com/watch?v=NDu7RwII5lE

R/ Ne crains pas, je suis ton Dieu,

C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom.

Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.

Ne crains pas car je suis avec toi.

 

  1. Toi mon serviteur, je te soutiendrai,

Toi, mon élu que préfère mon âme,

Je mettrai en toi mon Esprit,

Je te comblerai de mon Esprit.

 

  1. Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère,

Il a prononcé mon nom.

C’est Lui qui m’a formé pour être son serviteur,

Le témoin de sa gloire.

 

Prière

Prière scoute, attribué à St Ignace de Loyola et adoptée par le Père Sevin s.j.

Seigneur Jésus,

Apprenez-nous à être généreux,

A Vous servir comme Vous le méritez,

A donner sans compter,

A combattre sans souci des blessures,

A travailler sans chercher le repos,

A nous dépenser, sans attendre d’autre récompense,

que celle de savoir que nous faisons Votre Sainte Volonté.


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