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Le Denier

Vœux pour la nouvelle année

Notre archevêque


            Alors que s’inaugure la nouvelle année, la fièvre qui a agité notre pays durant les dernières semaines de l’année 2018 semble connaître une accalmie, sous les effets conjoints des fêtes de Noël, des mesures annoncées par le gouvernement, et du scepticisme de beaucoup envers un mouvement contestataire, dont ils soutiennent largement la revendication, tout en condamnant les violences auxquelles il a donné lieu. Cependant, l’inquiétude demeure. C’est pourquoi mes vœux, en ce début d’année, seront d’abord des vœux de paix. Que la paix revienne et s’installe dans les cœurs, dans la société, dans notre monde ! « Gloire à Dieu, paix sur la terre ! » : tel est le chant qui résonne en ce temps de la Nativité. Accueillons en Jésus-Christ le « prince de la paix », accueillons la paix qu’il nous donne, et partageons, répandons, construisons celle qu’il nous laisse.

Comme il n’est pas de paix sans justice, construisons d’abord un monde de justice, afin que la paix s’installe et perdure. Nous sommes invités à le faire, tout spécialement, en répondant à l’appel des évêques de France à servir le dialogue dans notre société. Donner la parole, servir le dialogue, permettre le débat dans une société où les cris sont si forts et l’écoute si rare, c’est une vraie manière de s’engager en faveur de la justice et de la paix. Autour de questions simples, retrouvons ensemble le chemin du dialogue, offrons des espaces de parole bien au-delà des cercles habituels de nos communautés. Je souhaite vraiment que cet appel soit entendu et relayé par tous.

            Je souhaite pour notre diocèse que nous puissions persévérer, au cours de l’année qui commence, dans les bons projets que nous portons ensemble. Je vous en rappelle quelques-uns. Le 2 décembre dernier a débuté la première phase de notre « remémoration » du synode de l’an 2000. Nous allons donc réinvestir dans la lecture des Actes des Apôtres, dans un accueil des réalités de notre vie, dans un partage de notre foi, dans un discernement commun à la lumière de cette Parole de Dieu. Nous allons, d’autre part, poursuivre la rédaction d’un texte d’orientation pour la catéchèse dans le diocèse de Clermont. Nous allons recevoir les enseignements et profiter des suites du synode sur les jeunes qui s’est achevé à Rome. Nous allons aussi nous tourner davantage vers la mission universelle, en développant les contacts avec des Eglises d’autres continents, dans une communion effective. Je compte, pour ma part, me rendre à Madagascar en juillet prochain.

            Sur ce long chemin qui s’ouvre devant nous ces jours-ci, avec toutes les bonnes choses que nous pouvons nous souhaiter, gardons l’espérance. Celle-ci est davantage qu’un espoir qui sera toujours contenu dans les limites du possible et du raisonnable. Depuis la naissance de Jésus-Christ, l’attente du peuple de Dieu est accomplie bien au-delà de ce qu’il pouvait imaginer. Gardons l’espérance dans ce monde qui se transforme, qui nous inquiète, mais qui nous réjouit également, dont le devenir en tout cas, au regard des croyants, n’est pas enfermé dans les lois du marché ou les impératifs de la transition énergétique. L’irruption de Dieu dans notre histoire soutient notre espérance, tout comme elle appelle et fonde nos engagements pour qu’advienne son règne de paix.

 

+ François KALIST
Archevêque de Clermont


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