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Prières pour l’unité chrétienne sur notre diocèse en janvier 2018

Oecuménisme


Semaine de prière pour l'unité chrétienneDans le cadre de la Semaine pour l’Unité Chrétienne du 18 au 25 janvier 2018, à ce jour sont connues les dates suivantes dans notre diocèse :

Le vendredi 19 janvier  à 18h30, prière à l’église Jeanne d’Arc.
(organisée par la Paroisse Saint Thomas et l’Eglise Protestante Unie de Clermont-Ferrand)

Le vendredi  19 janvier à 19h00 en la Basilique Notre Dame du Port.Le Service pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations invitent deux frères de Taizé à venir prier à Clermont-Ferrand. Une conférence sera donnée par les frères de 19h à 19h45, un temps d’échange puis une veillée de prière Taizé animée par des jeunes jusqu’à 22h00.

Le dimanche 21 janvier à 18H,  célébration œcuménique diocésaine dans l’église Notre Dame du Port à Clermont-Ferrand.

Le mardi 23 janvier à 20 H30 dans l’église Saint-Pierre de Mozac. (organisée par l’atelier œcuménique se réunissant dans la Paroisse Notre Dame des Sources au pays riomois)

 

INTRODUCTION AU THÈME DE L’ANNÉE 2018 

Le thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2018 a été préparé par les chrétiens des Caraïbes. Dans sa version française d’Unité Chrétienne il s’écrit «  Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur »

Aujourd’hui, les chrétiens de nombreuses traditions différentes voient dans la fin de l’esclavage l’action de la main de Dieu. Pour eux, il s’agit d’une expérience commune de l’action salvatrice de Dieu qui apporte la liberté. C’est pourquoi le choix du chant de Moïse et de Miryam (Ex 15,1-21) comme thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2018 a été considéré comme le plus approprié. C’est un chant de triomphe sur l’oppression.

 

Réflexion biblique et pastorale sur le texte (Ex 15,1-21)

Le Livre de l’Exode nous fait découvrir trois périodes : la vie des fils d’Israël en Égypte (1,1-15,21) ; le voyage des fils d’Israël dans le désert (15,22-18,27) ; et l’expérience du Sinaï (19-40). Le passage choisi, le Cantique de Moïse et Miryam, détaille les événements qui conduiront à la libération de l’esclavage du peuple de Dieu. Il conclut la première période.

« C’est lui mon Dieu, je le louerai » (15,2)

Les versets 1 à 3 du chapitre 15 mettent l’accent sur la louange de Dieu : « Ma force et mon chant, c’est le Seigneur. Il a été pour moi le salut. C’est lui mon Dieu, je le louerai ; le Dieu de mon père, je l’exalterai »(15,2). Dans ce chant, dirigé par Moïse et Myriam, les fils d’Israël chantent les louanges du Dieu qui les a libérés. Ils réalisent que le plan et l’objectif de Dieu de libérer son peuple ne peuvent être ni contrariés, ni entravés. Aucune force, pas même les chars de Pharaon, son armée ou sa puissance militaire bien entraînée, ne peuvent faire échouer la volonté de Dieu qui est de libérer son peuple (15,4-5). Dans ce cri joyeux de louange, nous, chrétiens de différentes traditions, reconnaissons que Dieu est notre Sauveur à tous ; nous exultons car il a tenu ses promesses et continue de nous apporter son salut par l’Esprit Saint. Dans le salut qu’il nous offre, nous reconnaissons qu’il est notre Dieu et que nous sommes tous son peuple.

« Ta main droite, Seigneur, éclatante de puissance » (15,6)

La libération et le salut du peuple de Dieu adviennent par la puissance divine. On peut voir dans la main droite de Dieu à la fois la victoire assurée de Dieu sur ses adversaires et la protection infaillible qu’il étend sur son propre peuple. Malgré la détermination de Pharaon, Dieu a entendu les lamentations de son peuple, ce peuple qu’il ne laissera pas périr car il est le Dieu de la vie. En contrôlant le vent et la mer, Dieu montre sa volonté de préserver la vie et de détruire la violence (Ex 15,10). En sauvant les fils d’Israël, Dieu en a fait un peuple de louange reconnaissant son amour inébranlable.

Pour son peuple, cette libération constitue une espérance et une promesse. C’est une espérance car un jour nouveau s’est levé, qui donne à ses membres d’adorer librement leur Dieu et de vivre en plénitude. C’est aussi une promesse : leur Dieu les accompagnera tout au long du chemin et aucune force ne pourra contrecarrer son dessein pour eux.

Dieu utilise-t-il la violence pour combattre la violence ?

Certains Pères de l’Église ont interprété ce récit comme une métaphore de la vie spirituelle. Augustin, par exemple, identifie dans l’ennemi qui est jeté à la mer non pas les Égyptiens, mais le péché.

En effet, tous nos péchés passés qui pesaient sur nos épaules, il les a engloutis et effacés dans le baptême. Ces esprits impurs gouvernaient nos ténèbres comme leurs montures, et comme des cavaliers, ils les poussaient là où ils voulaient. C’est pourquoi l’apôtre les appelle « les maîtres des ténèbres ». Nous avons été débarrassés de tout cela par le baptême, comme si nous avions traversé la mer Rouge, rouge du sang sanctificateur du Seigneur crucifié… (Sermon 223E).

Dans ce récit, Augustin voit pour le chrétien un encouragement à espérer et à persévérer, plutôt qu’à désespérer et à poursuivre l’ennemi. Pour lui, le baptême est l’événement constitutif déterminant permettant l’établissement de la véritable identité de chaque personne en tant que membre du Corps du Christ. Il établit un parallèle entre le passage libérateur des fils d’Israël à travers la Mer Rouge et celui du peuple chrétien au moment du baptême. Ces deux démarches libératrices donnent à l’assemblée des croyants de se constituer. En tant que tel, Israël peut librement louer la main salvatrice de Dieu dans le chant victorieux de Miryam et de Moïse. Leur salut établit les fils d’Israël asservis comme les membres de l’unique peuple de Dieu, unis dans un même chant de louange.

 

Unité

Le passage d’Exode 15 nous montre comment le chemin de l’unité doit souvent passer par l’expérience communautaire de la souffrance. La libération des fils d’Israël de l’esclavage est l’événement fondateur dans la constitution de ce peuple. Pour les chrétiens, ce processus atteint son point culminant dans l’incarnation et le mystère pascal. Bien que Dieu seul soit à l’origine de la libération/du salut, il veut que les réalités humaines soient engagées dans la réalisation de son objectif et de son plan de salut pour son peuple. Dans le baptême, les chrétiens ont part au ministère de réconciliation de Dieu, mais leurs propres divisions entravent leur témoignage et leur mission dans un monde qui a tant besoin de la guérison de Dieu.

(d’après le document international sur la semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2018)

http://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/commissions/faith-and-order/xi-week-of-prayer-for-christian-unity/2018 , http://www.unitechretienne.org/semaine-de-priere/semaine-en-cours/theme-de-la-semaine,

http://www.unitechretienne.org/semaine-de-priere/semaine-en-cours/materiel-2018


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