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Une école prophétique : La vie religieuse apostolique


Une école prophétique

La vie religieuse : un appel a la sainteté.
« La vie religieuse … a certainement un rôle d’initiation prophétique à une intelligence meilleure de l’appel fondamental de Dieu à tout homme et à l’humanité » ( bureau d’études doctrinale de l’épiscopat français, 1985)

Le caractère prophétique même de la vie religieuse leur demande « d’incarner l’Eglise désireuse de se livrer au radicalisme des Béatitudes ( Evangeli nuntianti Paul VI, n° 69)

 

Extraits de « l’urgence prophétique » Bruno Chenu ch 7
[…] « L’attitude prophétique des religieux est donc l’incarnation des Béatitudes dans toute leur exigence[…]
La vie religieuse est « créatrice de dissonance dans l’Eglise et dans le monde » (l’expression est de Jean-Pierre Deconchy)…c’est à dire témoin d’un autre son, d’une autre façon de voir et de vivre, capable d’affirmer une différence, une altérité, pour sortir des conformismes et du prêt-à-penser. On pourrait dire que la dissonance fondamentale qui définit la vie religieuse est la sainteté. Non pas qu’elle s’en approprie le domaine. Mais elle manifeste la sainteté de Dieu et la vocation universelle à la sainteté de l’Eglise. Elle ne veut servir que la sainteté de tous. Et cette sainteté, ivresse de Dieu et passion pour l’homme, marque toujours ses distances avec les compromis paresseux.

…Les religieux veulent aujourd’hui évangéliser d’abord par leur « être » et leur « être en communauté » et pas seulement par leur « faire »

 

[…] Depuis le Moyen-Age, la volonté prophétique des religieux apostoliques se concrétise par trois vœux : la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Ils heurtent de front des attitudes de notre société occidentale contemporaine.
[…] A y regarder de plus prêt, les trois vœux correspondent à trois dimensions essentielles de la vie humaine : le rapport à l’avoir et donc l’économie ; le rapport à l’autre et donc l’affectivité ; le rapport au pouvoir et donc au politique.
Ils heurtent de front des attitudes que notre société occidentale contemporaine exalte : un matérialisme avide de possession, qui mesure le bonheur au niveau du compte en banque ; une culture du plaisir qui idolâtre l’instinct sexuel ; une liberté sans rapport avec la vérité et la norme morale.

A l’égard de ces pentes savonneuses sur lesquelles glisse l’humanité, la vie religieuse propose une « thérapie spirituelle », une sorte de « contre culture », un mode de vie alternatif.

[…] Une des réalités nouvelles promises à un bel avenir est l’association de laïcs à la spiritualité et à la mission de telle ou telle congrégation…

Bruno Chenu
« l’urgence prophétique »
Bayard éditions/Centurion pages 254, 268, 275, 276, 283

 
 
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