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Réflexion sur les cadeaux


Découration de NoëlQuand un accident, une épreuve ou une catastrophe touche une maison, un quartier ou un pays entier, on voit presque toujours se créer spontanément une vraie chaîne de solidarité pour venir en aide aux victimes. Bien des personnes donnent le meilleur d’elles-mêmes spontanément. On dirait que la bonté qui n’est pas toujours évidente remonte soudain à la surface et motive les voisins pour offrir une aide matérielle (toit, nourriture, vêtement, soins ou services multiples) ou, indirectement, pour participer par des dons à l’action d’organismes publics ou privés.

Cette générosité s’exprime aussi dans la vie ordinaire par des gestes qui ne correspondent pas nécessairement à des besoins matériels, mais qui répondent à des sentiments moins visibles : le désir de pratiquer la bonté. En ce mois de décembre on est au cœur de ce comportement. C’est le règne des cadeaux. De toutes sortes, mais qui voudraient traduire des sentiments personnels. Offrir un cadeau, c’est une façon symbolique de témoigner de l’affection à une ou plusieurs personnes, enfants ou adultes. Un geste qui exprime une relation d’amitié avec quelqu’un qui compte pour nous : se priver de quelque chose, même très modeste. Le vrai sens des cadeaux, c’est un engagement envers une autre personne pour lui souhaiter de grandir.

Si nous réfléchissons bien au sens profond de cette coutume des cadeaux, et peut-être à leur origine, on n’est pas loin du mystère de Noël. Si on le regarde dans la foi, le plus grand des cadeaux, c’est bien Dieu qui, dans sa bonté, a voulu établir une relation personnelle avec chacun de nous. Il nous a créés « à son image et à sa ressemblance », et nous a donné le meilleur de lui-même : son Fils, qui est venu nous prouver son amour.

Jésus nous révèle à la fois son amour pour le Père et notre dignité de Fils. Il nous aime, comme un père qui aime ses enfants. Il nous invite à grandir, à devenir des hommes et des femmes accomplis, à entrer pleinement dans sa propre Famille.

Mais, en même temps, il nous dérange, nous bouscule pour faire de nous des fils qui, à sa suite, renoncent à tout ce qui les empêche de prendre leur vraie dimension, pour devenir pleinement des fils et des frères. A l’époque des cadeaux, on est en plein dans le mystère et la lumière de Noël. L’aide profane que l’on peut apporter à ceux qui sont dans le besoin prend alors une autre dimension. Nous pouvons être les artisans de la bonté de Dieu, car le Seigneur vient pour sauver tous les hommes.

                                                                                              Père Philippe Audollent,
Directeur de Publication des Nouvelles du diocèse de Clermont

 

Edito paru dans les Nouvelles du diocèse de Clermont du 15 décembre 2013

 
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