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La fête de l’Epiphanie


Roi mage

Extrait de la méditation proposée par la Paroisse Saint-Vincent du diocèse de Clermont.

Au début du mois de janvier, la popularité de l’Epiphanie ne se dément pas. En évoquant cette fête, on pense tout de suite à la tradition bien ancrée qu’est la galette des rois. Mais c’est un peu paradoxal, parce que l’histoire des mages, racontée au début de l’évangile selon saint Matthieu, ne nous pousse vraiment pas vers la tradition. En effet, les mages, venus d’Orient à la rencontre de Jésus, finissent par regagner leur pays par un autre chemin. Et ce changment d’itinéraire se comprend comme une invitation à repartir sur d’autres bases pour marquer notre conversion à l’écoute de Jésus.

 

La Bonne nouvelle universelle
Nous sentons bien que l’Epiphanie devrait être une grande fête au sein de notre communauté paroissiale : c’est l’annonce au monde de la naissance du Sauveur. Les mages révèlent l’universalité de la bonne nouvelle de Jésus, adressée à toutes les nations. Ils représentent les païens que nous sommes, appelés à trouver notre place dans le Royaume de Dieu. Quand ils rencontrent le roi des Juifs qui vient de naître, les promesses de Noël s’élargissent à toute notre humanité. Nous pouvons dire que la fête de Noël trouve sa pleine dimension dans la visite des mages à la crèche. Mais, en pratique, les choses sont un peu différentes : pour la célébration de l’Epiphanie, nos chants n’ont plus le même entrain, la joie de Noël est retombée. C’est un peu triste, mais l’énergie que nous avons dépensée pour célébrer la Nativité ne se prolonge pas au-delà du jour de l’an. A l’Epiphanie, la liturgie a déjà un goût d’ordinaire.

 

Au delà du folklore
Et pourtant, nous n’avons pas envie d’en rester au folklore de la galette qui se partage à la maison. Il y a quelque chose de formidable qui se passe entre les mages et l’enfant de la crèche : un chemin de conversion est ouvert à chacun de nous quelle que soit notre origine. Il y a là une formidable espérance que nous devons partager au monde. (…).

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