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Dons d’organes

Santé, Pastorale de la santé

Service des Familles


Quelle est la question ?

En 2016 en France, 23 534 malades étaient en Logo bioéthiqueattente de greffe d’organes. 5 891 greffes ont été réalisées, tandis que 552 personnes en attente d’un organe sont décédées[1]. Véritables enjeux de solidarité, les prélèvements et greffes d’organes, de tissus et cellules, font à la fois l’objet de progrès médicaux constants et d’évolution de la loi pour en élargir les possibilités, et questionnent les principes éthiques.

Comment concilier protection de la personne, respect du corps humain et augmentation du nombre de greffes ?

Comment s’informer ?

Vous trouverez en fin d’article des extraits de la fiche « dons d’organes » rédigée par le groupe de travail bioéthique de la  Conférence des évêques de France. Vous pouvez la consulter intégralement en cliquant sur le lien :

http://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/comprendre-les-enjeux/452484-dons-dorganes/

 

Vous pouvez également consulter le site des Etats Généraux de la Bioéthique.

https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/pages/dons-et-transplantations-d-organes

 

L’agence de la biomédecine organise en France le don d’organes. Son site est également source d’informations.

https://www.dondorganes.fr/

 

Extraits de la fiche « Don d’organes » rédigée par le groupe de travail « Bio éthique » de la Conférence des Evêques

Éléments scientifiques et juridiques :

La loi régule la pratique de prélèvement d’organes.

La très grande majorité des greffes est pratiquée post mortem. [2]

En matière de don d’organe entre personnes vivantes, les lois de bioéthique ont constamment étendu le cercle des donneurs potentiels qui, dans tous les cas, doivent avoir la capacité juridique de consentir, notamment être majeurs.

Depuis la loi santé du 26 janvier 2016, il suffit que la personne décédée ne se soit pas inscrite sur le Registre national des refus pour y indiquer son opposition à un prélèvement d’organes, ou qu’elle n’ait pas exprimé explicitement son refus sous une autre forme, pour que le prélèvement soit possible (on parle de « consentement présumé »).

Malgré la hausse des greffes, toutes les demandes ne sont pas satisfaites. D’où la question d’assouplir les règles régulant la pratique des prélèvements et des transplantations d’organes, notamment les principes d’anonymat, de gratuité, de consentement au don.

Questions anthropologiques et éthiques :

Le don d’organes implique toujours des situations humaines douloureuses. Face à ces situations de souffrances, il convient de favoriser dans notre société une culture du don. Il convient également d’inciter les citoyens majeurs à déclarer explicitement leur éventuel consentement à un don et à y préparer leurs familles.

Le régime actuel du « consentement présumé », qui régit le don d’organes à partir d’une personne décédée, est atypique en droit.

Par ailleurs, le prélèvement d’organes sur une personne décédée peut être fait non seulement à des fins thérapeutiques mais aussi scientifiques (recherche). Il n’est pas respectueux du citoyen que ces fins distinctes et spécifiques fassent l’objet de la même procédure.

Faut-il alors se poser la question de revenir au régime du consentement explicite ?

Enfin, entre vivants, l’élargissement successif des donneurs potentiels pourrait favoriser une certaine forme de trafic d’organes.

Pour favoriser les dons d’organes, il conviendrait de promouvoir des campagnes d’information qui valorisent l’inscription sur un registre où chacun pourrait clairement exprimer son consentement ou son opposition au prélèvement de certains de ses organes en cas de décès, dans l’esprit des « directives anticipées » (voir fiche sur la fin de vie).

[1] Selon l’Agence de biomédecine

[2] 90 % ndlr


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