Facebook
Agenda
Web-TV
Rcf

Rites funéraires à propos de l’incinération


Espace spirituel esperer

L’incinération est-elle une problématique, pour l’Eglise ?

 

« L’interdiction de funérailles religieuses pour ceux qui avaient demandé d’être incinérés (sanctionnée par le Code de droit Canonique de 1917) a été supprimée par une instruction du Saint Office du 8 mai 1963.
A l’époque la demande était quasiment nulle.

Le Rituel de 1972 entérina la pratique de l’incinération, tout en recommandant de privilégier « la manière dont le Seigneur a été lui-même enseveli ».

En 1979, moins de 1% des morts étaient incinérés dans 7 crématoriums. En 1985, 2,6% dans 16 crématoriums…

Un double souci animait alors les évêques

Éviter cette célébration à l’église en présence de l’urne, ainsi que la dispersion des cendres. Un note du 9 mars 1987 de Mgr Feidt, président de la commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle, recommandait de situer l’incinération après la célébration à l’église et de déposer l’urne dans une tombe ou un columbarium. Initiative qui a eut bon écho sur le premier point mais doute sur le second…

Aujourd’hui on arrive à 30% de crémations, mais on ne connaît pas le nombre de dispersions des cendres…

Il existait aussi une demande de célébration au crématorium…acceptée du bout des lèvres
Favoriser cette prière pouvait contribuer à la suppression de toute autre forme de liturgie…

Espace spirituel grille espoir

D’une façon générale la question du lieu de la célébration se pose, avec le risque d’accélérer la privatisation de la mort et du deuil repérée dans nos sociétés, en laissant seule la famille et les proches à leur sort, sans rassemblement de communauté. Cette question n’est pas particulière à la France.
En 1992 les secrétaires des Commissions nationales de liturgie de l’Europe, réunis à Berlin, avaient avancé un certains nombre de propositions pastorales, dont celle-ci « l’importance de Église paroissiale et de la communauté. Dans plusieurs pays on constate une tendance à regrouper les diverses célébrations en un même lieu, soit au funérarium, soit au crématorium : raisons avancées commodités, absence de liens avec une paroisse, élimination de la multiplicité des démarches, etc.
Ces bâtiments n’ont pas le caractère symbolique de l’église, où l’on a été baptisé, et où se rassemble la communauté chrétienne. Il semble donc important de maintenir le déroulement des célébrations dans les lieux de culte traditionnels et de permettre ainsi qu’un véritable parcours s’effectue pour les personnes en deuil, à l’image du parcours psychologique qu’elles sont amenées à vivre. « 

(Extraits : Les funérailles aujourd’hui : de C. PIAN et L. VILLEMAIN)

X