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Des raisons d’espérer face à la mort


La célébration chrétienne des funérailles

Espace spirituel esperer

Nous sommes en train de sortir d’une époque où l’on avait peur de parler de la mort. Que peut apporter le message spécifique de l’Église en ce qui concerne le sens de la mort ? Quel dialogue s’établit avec les familles ? Quelle est la place des laïcs, aujourd’hui, dans la célébration des funérailles ?…

Jetons un regard sur ce que dit la Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle (extraits résumés) :
Le message de L’Église est en premier lieu de servir la dignité humaine, en permettant aux personnes affrontées au deuil d’assumer leur souffrance et de trouver des raisons d’espérer, face à la mort.
Parce qu’il pose la question du sens de la vie, le temps de la mort et du deuil est l’occasion d’un cheminement humain, mais aussi d’une avancée spirituelle.
Le temps est court entre la démarche et la célébration ; l’impact émotionnel de la situation est considérable et ce moment particulier où les familles prennent contact avec leur paroisse est en un temps d’accueil et d’écoute humaine.

Mais en priant pour les morts et en accomplissant le service demandé par la famille ou les proches du défunt, L’Église, à travers les gestes et les paroles liturgiques, témoigne d’une espérance qui s’enracine dans la Pâque du Christ.
L’Église est là, en effet, pour révéler à chaque être humain la vie nouvelle en Christ qui partage notre mort et nous appelle à communier à sa Résurrection et à l’appel à la vie éternelle.

Lors d’un deuil, certaines personnes reçoivent parfois une première annonce de la foi, et il leur est possible de saisir ce qui donne espérance aux chrétiens.
Notre prière pour les défunts doit être « Action de grâce » pour ce que Dieu a réalisé dans et par celui qui meurt.
Prier pour un défunt, c’est relire sa vie pour y discerner ces moments de grâce que nous croyons précieux.
L’accompagnement des funérailles et du deuil concerne toute la communauté chrétienne, prêtres et laïcs.

Voici un témoignage, suivi d’un extrait de lecture

intérieur d'une église - espace spirituel

« Le moment le plus important pour les personnes qui viennent demander des obsèques religieuses, est le moment de l’accueil, c’est là que va, si je puis dire, se jouer toute la célébration…
Par l’écoute de la vie du défunt et de ses liens humains, ceux qui animeront la liturgie auront accueilli un écheveau de vie dans lequel ils reconnaîtront le don de Dieu. Les personnes accompagnées doivent se sentir accueillies dans une relation personnalisée qui les prend en compte telles quelles sont – (il y a quelques temps une personne qui avait été accompagnée, nous a rejoint quelques jours après la célébration, pour nous remercier d’avoir su dire les mots qui convenaient à tous, quelques soient leurs croyances, leur ressenti.) c’est aussi encourageant pour ceux qui sont engagés dans ce service. (D.P.)

« La dimension – parcours de foi, renvoie au déplacement intime chez les endeuillés. Tout ce qui se vit à l’église ou dans la préparation de la cérémonie participe en effet plus ou moins à un mouvement intérieur, à un questionnement ou approfondissement de la foi. Certains en viennent à renouveler leur relation personnelle au Christ-

La dimension personnalisation : évoque quant à elle, la prise en compte de tous les aspects de la situation dans ce qu’elle a de singulier tant au niveau de la personne décédée et des circonstances de la mort que des endeuillés et de leur entourage. Elle touche au souci que l’émotion soit exprimée et verbalisée, l’au-revoir construit de manière spécifique et unique.
La dimension rites : relève enfin de la dimension sociale de la cérémonie. L’Eglise est une dimension sociale qui doit accomplir des gestes et prononcer des paroles sans lesquels le passage de la vie à la mort n’est pas effectué correctement. Dans cette perspective, l’émotion paraît plus mise à distance. »

(extraits de « Les funérailles aujourd’hui  » par Christian Pian et Laurent Villemin)

 

En conclusion, revenons au document cité au début de cet article (et plus spécialement sur la responsabilité pastorale de la célébration des funérailles confiée à des laïcs)
Il faut que l’accompagnement liturgique du deuil soit davantage pris au sérieux pour que, en lien avec les diverses formes d’écoute et de dialogue personnel, il favorise l’accomplissement du deuil.
La place du prêtre dans la mise en place de la pastorale des funérailles est fondamentale, parce que le service de la compassion et de la prière constitue une dimension essentielle du ministère presbytéral.
Dans un certains nombre de diocèses de France, des laïcs sont responsables de la célébration des funérailles à l’église. Ces personnes ne s’improvisent pas pour diriger la prière, mais sont envoyés par l’évêque, et appelées par le curé de leur paroisse.
Ces personnes doivent obligatoirement suivre une formation spécifique qui est nécessaire pour qu’elles soient effectivement initiées au dialogue et au discernement.

DP et MB

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