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Mission universelle

Notre archevêque

Services diocésains


4 octobre 2018

 

            Le dimanche 21 octobre 2018 sera la Journée de la mission universelle de l’Eglise, précédée par la Semaine missionnaire, du 14 au 21 octobre. Nous sommes tous appelés à porter dans notre prière l’annonce de l’Evangile et à participer à la quête organisée le même jour afin de soutenir l’évangélisation dans le monde.

            Au début de cette nouvelle année pastorale, le diocèse de Clermont accueille deux nouveaux prêtres fidei donum : le P. Jean-Roblin qui vient du diocèse de Jérémie (Haïti) et le P. Jérôme Paul Raj qui vient du diocèse de Kumbakonam (Inde). Nous sommes très reconnaissants à leurs évêques de nous les avoir confiés pour quelques années afin de participer à la mission dans notre diocèse. Nous leur souhaitons la bienvenue, et ferons tout notre possible pour qu’ils soient bien accueillis, et puissent s’intégrer facilement dans la vie et la pastorale dans notre pays.

            Souvent on me suggère, en raison de la diminution du nombre des prêtres dans nos paroisses, de faire appel à des prêtres « venus d’ailleurs ». Bien sûr il est toujours possible de solliciter d’autres églises, dans d’autres continents. Le diocèse de Clermont, à la différence de nombreux autres diocèses en France, a relativement peu recouru à cette solution par le passé. La situation de pénurie peut sembler grave, et le moment opportun pour agir. Cependant, je voudrais attirer l’attention de tous les fidèles sur les ambiguïtés d’un tel recours. Nous avons souvent des réflexes de consommateurs. Comme s’il suffisait, lorsque nous manquons de prêtres ici, d’en faire venir depuis des pays supposés plus riches en vocations (ce qui devrait au moins être évalué au prorata du développement de ces plus jeunes Eglises ! Quitte à déposséder ces mêmes Eglises des prêtres dont elles ont aussi besoin, en accueillant ceux-ci un peu à la légère, sans trop se soucier de préparer et d’accompagner le décalage ecclésial, culturel, économique (ou simplement climatique) que les prêtres venus d’ailleurs doivent affronter lorsqu’ils arrivent en Europe.

            Il importe par-dessus tout de resituer un tel recours dans la communion entre les Eglises (c’est un aspect fondamental de la catholicité), et de vivre l’accueil des prêtres comme un véritable échange, à la fois spirituel et pastoral, plutôt que comme une sorte de marchandage entre Eglises ayant des besoins différents : ministères presbytéral en contrepartie d’une aide économique au développement. Nous devons sans cesse nous demander : quel échange pouvons-nous développer avec les Eglises qui acceptent d’envoyer des prêtres pour le service de la mission ici ? Qu’apportons-nous, non seulement en termes d’aide matérielle, mais comme relations authentiques avec des frères et sœurs croyants, prière partagée, envoi réciproque de missionnaires ou de coopérants ? Actuellement le Père Jean Parry est le seul prêtre du diocèse en mission à l’étranger. Florent Boisnault, séminariste, revient d’un séjour de coopération à Jérusalem. Plusieurs laïcs sont coopérants dans des pays en voie de développement. C’est une bénédiction pour notre Eglise diocésaine. Nous pourrions sûrement faire davantage.

            Le diocèse de Clermont n’est pas jumelé, à ce jour, avec un diocèse d’un autre continent. Son voisin, le diocèse de Moulins, dans la même province, vient de conclure un accord avec le diocèse de Dakar. De nombreux diocèses de France sont jumelés. Cela peut nous inspirer. Une telle coopération peut nous ouvrir plus largement à la mission, non seulement là-bas, mais encore ici. Grâce aux prêtres fidei donum présents dans le diocèse, nous avons déjà des liens avec l’Inde, le Sénégal, le Viet Nam, l’Angola, Haïti, d’autres encore. Les coopérants, et les communautés religieuses (souvent ouvertes à la dimension internationale) y prennent aussi leur part. D’autres contacts sont pris, notamment avec le diocèse d’Antsiranana à Madagascar.

            Il ne faut rien improviser. Il faut cependant avancer. C’est pourquoi, souhaitant que notre diocèse investisse davantage dans la « Mission universelle de l’Eglise », il me paraît urgent de créer, à cet effet, un nouveau « pôle ». Prochainement je convoquerai donc une réunion constitutive, avec le Service de la coopération missionnaire, et tous les partenaires de la Mission universelle. Osons annoncer l’Evangile !

 

                                                                                              + François KALIST

                                                                                              Archevêque de Clermont    


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